Bienvenue
Les règles de la conservation
Les règles et les techniques de conservation préventive évoluent constamment. STOULS est à votre disposition pour vous fournir toutes les informations à ce sujet. Vous les trouverez régulièrement mises à jour sur notre site.
La conservation préventive – définition, objectifs et moyens
Le patrimoine - rappels préliminaires
Il
convient tout d’abord de se rappeler que la dégradation
des objets ou des documents est inéluctable, et ce
qu’ils soient récents ou très anciens,
qu’ils appartiennent au patrimoine privé ou
public. Les matériaux constitutifs subissent le passage
du temps, et en particulier l’effet de l’environnement
: l’oxygène et l’humidité contenus
dans l’air ainsi que la lumière naturelle ou
artificielle contribuent ainsi inexorablement à l’altération
des œuvres. Par ailleurs, l’usage séculaire,
religieux et/ou culturel n’est pas sans risques :
même lorsqu’ils ont fait l’objet de soins
attentifs par leurs détenteurs les pièces
archéologiques, les meubles régionaux, les
costumes princiers en soie brodés, les encensoirs
d’argent, les pièces d’archives notariales
ou les statues en pierre n’arrivent pas indemnes de
traces diverses dans les musées, les monuments historiques
et les collections particulières. Pour le patrimoine
public, il appartiendra aux conservateurs et aux restaurateurs
de s’interroger sur les marques d’usage qui
seront conservées, atténuées, masquées
ou éliminées.
Conservation préventive, conservation curative et restauration - définitions
Compte
tenu de ce qui a été exposé précédemment,
on imagine aisément que, très tôt, des
techniques ont été mises en œuvre pour
lutter contre l’altération des biens culturels.
En effet, si de tout temps on a réparé objets
et documents afin de les « restaurer » dans
un état supposé primitif, la discipline appelée
conservation-restauration s’est progressivement formalisée
au cours des 19 et 20e siècle. En 1992, dans le cadre
d’un colloque international, des définitions
ont été proposées par M. Denis Guillemard,
pour les trois concepts qui permettent de cerner l’ensemble
des actions qui peuvent être effectuées pour
préserver le plus longtemps et respectueusement possible
le patrimoine. Nous les reproduisons verbatim ci-dessous
:
- La conservation préventive est une intervention indirecte (sur l’environnement) ou directe (sur les biens culturels) visant à réduire les risques de dégradation.
- La conservation curative est une intervention directe, obligatoire, sur un objet individuel ou une collection dont l’intégrité est menacée.
- La restauration est une intervention directe, facultative, sur un objet individuel, pour faciliter et rendre agréable sa lecture.
On comprend à la lecture de ces citations que le terme « restauration », sans aucun doute le plus fréquemment utilisé dans le langage courant, n’est en fait qu’une fraction des actions mises en œuvre pour protéger le patrimoine et, lorsque nécessaire, lui restituer sa lisibilité et parfois sa splendeur passée.
Un exemple pour illustrer ce propos ? Prenons celui d’une peinture de chevalet. Les principes de la conservation préventive amèneront le professionnel ou le particulier à placer l’œuvre à l’abri des risques d’incendie, d’inondation, de vol ou de vandalisme, loin des attaques potentielles par des insectes ou des micro-organismes, dans un climat qui lui sera favorable, ni trop chaud, ni trop sec, ni trop humide, ni trop pollué, ni trop éclairé… on voit d’emblée que ces précautions préliminaires sont essentielles, sans quoi la peinture concernée pourrait tout simplement disparaître ! Les interventions de conservation curative pourraient consister en le dépoussiérage du revers du châssis, en l’ajustement de la tension de la toile, en le refixage des écailles soulevées au niveau de la couche picturale et en le rebouchage (appelé techniquement « masticage ») des lacunes de matière. Si ces actions ne sont pas faites, à terme l’œuvre pourrait se dégrader jusqu’à sa perte totale. Enfin, si le tableau serait dès lors stabilisé sur les plans mécanique et physique, on comprend bien qu’il soit souhaitable de procéder à la retouche des zones lacunaires, de façon à retrouver la lisibilité d’un paysage ou la subtilité expressive d’un visage ; ces dernières interventions, les plus visibles et souvent capitales pour la compréhension d’une œuvre, relèvent de la restauration.
La conservation préventive, objectifs et moyens
Nous
avons vu que la conservation préventive a pour objectifs
de limiter les risques d’altération, et dans
certains cas d’atténuer la vitesse à
laquelle les œuvres se dégradent. Pour ce faire,
les moyens scientifiques et techniques sont - entre autres,
car la discipline est très vaste ! - les suivants
:
- l’étude physico-chimique des processus d’altération, généralement effectuée dans des laboratoires spécialisés ;
- sur le terrain :
- l’audit environnemental, qui consiste à étudier les paramètres physiques (température, humidité, pression, vibrations, degré d’empoussièrement), chimiques (lumière, polluants gazeux) et biologiques (vertébrés, insectes et micro-organismes) susceptibles d’altérer les œuvres dans leur lieu de conservation ;
- l’étude des pratiques de manipulation, de transport, de consultation et/ou d’exposition des œuvres;
- l’analyse de l’état de conservation des œuvres, individuellement (par le biais d’un constat d’état, examen et diagnostic effectué sur un objet ou document) ou sur des ensembles (évaluation de collections, par diverses méthodes impliquant souvent l’utilisation de lois statistiques) ;
- la mise en œuvre de mesures correctives :
- sur l’environnement (installation d’un système de détection incendie, achat de déshumidificateurs, nettoyage des locaux, piégeage des insectes, etc.) ;
- sur les pratiques (protocole de consultation, acquisition de chariots adapté au mouvement des œuvres, etc.) ;
- sur les biens culturels (constat d’état, mesures d’entretien, conditionnement dans des boîtes, rangement dans le mobilier adapté, etc.).
Stouls - quels apports à la conservation préventive ?
La
société Stouls propose dans son catalogue
de nombreux outils permettant la mise en œuvre des
mesures correctives précitées. Sur l’environnement,
nous vous laisserons ainsi découvrir les filtres
anti-ultraviolet pour la lumière, les cartes indicatrices
d’humidité, le gel de silice qui permet de
réguler l’hygrométrie au sein d’un
contenant ou d’un cadre hermétiquement fermé,
etc. Sur les pratiques, consultez les pages concernant les
gants de coton et les poids, permettant de consulter sans
danger des œuvres graphiques de grand format ! Et enfin,
pour les collections vous trouverez tant des équipements
et des produits permettant la maintenance des œuvres
(pinceaux doux, cire pour les livres, gomme pour les arts
graphiques, etc.) qu’une vaste gamme de contenants
protecteurs pour leur conditionnement, complété
par du mobilier de rangement.
